
Le procès en appel des Pussy Riot, qui devait s’ouvrir aujourd’hui à Moscou, est finalement reporté au 10 octobre prochain.
Condamnées en première instance à deux ans d’emprisonnement pour « hooliganisme » et « incitation à la haine religieuse », les trois Pussy Riot devaient aujourd’hui passer en appel au tribunal de Moscou. La tenue de leur procès en appel, prévue pour ce lundi, a finalement été repoussée.
Malgré ce délai, l’espoir reste mince pour les jeunes femmes : « Nous n’avons pratiquement pas d’espoir que le jugement change« , a déclaré l’avocate Violetta Volkova. « Le maximum sur lequel nous puissions compter est une réduction de six mois de la peine« , a-t-elle ajouté, estimant par ailleurs que « seule une relaxe » pouvait constituer un « jugement légitime« .
Pour rappel, Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (30 ans) et Maria Alekhina (24 ans) ont chanté une « prière punk » contre Vladimir Poutine dans une cathédrale située à deux pas du Kremlin. C’est cet acte qui leur valut, en première instance, une condamnation à deux ans d’emprisonnement dans un camp.
Le Premier Ministre Dimitri Medvedev (président de la Russie de 2008 à 2012, alors perçu comme une figure d’espoir de libéralisation du pays) avait, mi-septembre, jugé la peine « sévère » pour une affaire qui lui donnait « la nausée« . Vladimir Poutine, lui, avait dans un premier temps recommandé l’indulgence. Depuis, il est revenu sur ses propos, estimant que les jeunes femmes s’étaient livrées à un véritable « sabbat » dans le lieu saint, et que l’Etat avait « l’obligation de protéger les sentiments des croyants »
Nombreux sont les soutiens des jeunes russes à travers le monde, notamment la démocrate birmane Aung San Suu Kyi, qui a appelé récemment à leur libération, ou encore Yoko Ono, la veuve de John Lennon, qui leur a décerné son prix pour la paix intitulé « Lennonono ».
(Sources : AFP et lexpress.fr)