Mettez juste un gilet de sécurité… vous pourrez passer où vous voulez

Publié le 28 décembre 2016 à 10:36
Angèle Chatelier Par Angèle Chatelier
Journaliste

Le magazine Vice a publié une enquête édifiante : deux journalistes Australiens ont pu rentrer où ils le voulaient grâce à un gilet de sécurité. Zoo, concert, stade… tout y est passé.

Plus besoin de badge, un gilet de sécurité à 3€99 sur Amazon semble suffir. Le magazine Vice a envoyé deux jeunes Australiens dans différents lieux et évènements avec – presque – pour seul appareil un gilet jaune et un talkie-walkie achetés librement. Le résultat est édifiant : ils ont pu rentrer où ils le voulaient, même au concert de Coldplay.

« Je n’étais pas un grand fan de Coldplay avant de les voir depuis la barrière de sécurité.  […] J’ai quitté le stade en sentant une boule dans mon ventre qui, je pense, était due à mes activités illégales et ce gilet en plastique » a noté David Allegretti, l’un des journalistes d’investigation.

Cette enquête relance le problème de la sécurité dans les évènements publics. Si l’expérience n’a pas été testée en France, il n’est pas impossible que cela marche aussi. Depuis les attentats, l’Hexagone est sur le qui-vive en matière de sécurité. « Les conditions se sont alourdies » souligne Nadine Simoni, attachée de presse du festival Les Nuits Secrètes. En 2016, l’évènement – qui se déroule en pleine ville – a eu lieu quinze jours après l’attentat de Nice. Les quartiers festifs d’Aulnoye-Aymeries (Hauts-de-France) étaient bouclés avec des plots de bétons. Les organisateurs du festival ont aussi dû financer de leur poche des effectifs de l’armée et de la police. Même hors contexte attentat,  un évènement doit passer une une commission de sécurité (préfet, gendarmerie, pompiers, mairie, samu, police…) et vérifier que l’évènement est viable en matière de sécurité. Reste plus qu’à essayer de voir si un gilet de sécurité vous fait passer où vous voulez.

Retrouvez l’enquête complète de Vice.