Mass Hysteria + The Arrs + Rise Of The Northstar – Festival OÜI FM Bring The Noise 2012

Publié le 10 décembre 2012 à 16:20
Cécile Descamps Par Cécile Descamps
Rédactrice

Festival OÜI FM Bring The Noise 2012Dimanche 9 décembre, le Divan du Monde a tremblé au son du metal et du hardocre français des trois groupes énervés qui se sont succédés sur la scène du festival Bring The Noise. Rise Of The Northstar, The Arrs et Mass Hysteria n’ont pas laissé une seconde de répit aux metalleux présents, bien décidés à donner tout ce qu’ils avaient.

Rise Of The Northstar

La soirée commence avec le groupe de metal hardcore parisien Rise Of The Northstar, qui mettra l’ambiance dès son arrivée, en provoquant des pogos et autres moshpits qui ne perdront pas leur intensité durant l’ensemble du concert. Le public est chaud, l’ambiance est sulfureuse et l’énergie est intense. Les coups partent mais ne blessent pas, les fans tombent mais se font relever : le coreux est sauvage et civilisé à la fois.

Devant un tel déluge d’énergie, le groupe doit montrer l’exemple pour maintenir la cadence. Les cinq musiciens l’ont bien compris et restent motivés et énergiques du début à la fin du spectacle en sautillant et occupant toute la largeur de la scène pendant que Vithia scande ses paroles dans un phrasé entre le rap et le cri typiquement hardcore.

Entre les chansons, les parisiens savent aussi mettre l’ambiance. Vithia s’adresse aux fans comme s’ils étaient ses potes, explique le thème de certaines chansons, comme Phoenix, dédié aux victimes de la catastrophe de Fukushima en 2011. Le groupe ne cache pas son amour pour le Japon et revendique sa passion à travers les paroles de chansons telles que Demonstrating My Saya Style.

Côté musique, les riffs hardcore d’Erwan et Brice fusent pendant que Kevin tabasse ses toms avec des rythmiques dansantes, soutenu par la basse de Lucas, qui donne ce soir son dernier concert avec le groupe, avec qui il tournait depuis quatre ans. Un beau final avec un concert qui a convaincu plus s’un noiseur.

The Arrs

C’est ensuite au tour de The Arrs de succéder à la déferlante de Rise Of The Northstar. Avec une musique plus proche du death metal, avec growls et riffs lourds de mise, le public mettra un peu plus de temps à s’adapter. Le chanteur Nico ne baisse cependant pas les bras et n’arrêtera pas de solliciter les spectateurs présents, qui se mettront dans l’ambiance petit à petit.

En plus des circle pits et des pogos violents, les fans mettent à contribution l’architecture du Divan du monde en sautant du balcon pour atterrir dans la fosse, là où des fans présents se sont préparer à les accueillir. Une pluie de fans pour accompagner la pluie de riffs et de violence musicale, en somme.

Satisfait de l’ambiance dans le public, Nico viendra chanter dans la fosse, face aux fans pendant la dernière chanson, Passion, parue sur la première démo de The Arrs, Condition Humaine, qui fait presque figure de classique du groupe. Appliqués à la tâche, les autres musiciens se montrent plus discrets.

Cela leur permet ainsi d’enchaîner les riffs modernes et les rythmiques lourdes de manière carrée. Aidé par un son massif, The Arrs présente aux noiseurs un metal francophone actuel et sans concession, qui semble convaincre et satisfaire l’ensemble des présents.

Setlist :

Du Berceau à la tombe
Mon Épitaphe
Ennemis
Au Coeur de l’arène
L’Arme la plus noire
Héros assassin
Décembre acide
Ma Miséricorde
1781
Passion

Mass Hysteria

Il est maintenant temps d’accueillir la tête d’affiche de la soirée, Mass Hysteria, groupe incontournable dans le paysage de la scène alternative française. Sur le circuit depuis 18 ans, comme le précise le chanteur Mouss en s’adressant à la foule, les metalleux font profiter de leur expérience de la scène pour délivrer une musique inventive et groovy.

Avec des riffs qui rappellent les grands classiques de Pantera, comme sur Positif à bloc, mêlés à des samples indus et des rythmiques dansantes, Mass Hysteria arrive à faire chauffer l’ambiance et à animer le public d’une manière différente des deux groupes précédents. Les pogos étaient plus rares, bien que présents, mais toute la fosse n’avait d’autre choix que de danser sur les rythmes modernes que Mouss et sa bande proposaient.

Ce dernier s’est montré très chaleureux et charismatique avec le public, il ne manque pas de plaisanter avec les noiseurs, en se comparant à un certain « Grand con malade » parce qu’il s’était blessé à la cheville. Sincère et sans artifice, il avoue amusé qu’il a « foiré les paroles » de Vertige des Mondes. Cela n’a pas donné le vertige aux fans qui ont sauté du balcon du Divan du Monde et à ceux qui ont participé au circle pit.

Côté musiciens, les riffs de Yann et Nicolas sont carrés et les rythmiques puissantes, tellement que le batteur Raphaël cassera son charley, « comme à son habitude » selon Mouss. Loin d’être timides, les musiciens mettent l’ambiance, le guitariste Yann s’autorisera même un slam pendant Furia.

Accueillant aussi bien les classiques tels que Contraddiction et Furia que les nouveautés comme Positif à bloc et Pulsion, le public s’est définitivement laissé convaincre par la performance musicale de Mass Hysteria, qui a démontré ce soir par l’exemple que « le rock représente la jeunesse éternelle. »

Setlist :

Positif à bloc
Tout doit disparaître
World on Fire
Babylone
Une somme de détails
Sur la brèche
Donnez-vous la peine
Mass Protect
L’homme s’entête
Vertige des mondes
Pulsion
L’Archipel des pensées
Même si j’explose
Contraddiction
P4
Furia