Le 6 mars, dans OÜI Love Dimanche…

Publié le 6 mars 2011 à 20:35
Cécile Descamps Par Cécile Descamps
Rédactrice

Ce dimanche, Alexis Trégarot invite Bruno Gaccio et Diane Ducret, mais aussi l’auteur François Bégaudeau pour sa première pièce, Le problème, au Théâtre du Rond-Point, les comédiens Marie Guillard et Aymen Saïdi, pour le film L’assaut, l’auteure Bénédicte Desforges pour son livre Police, mon amour.

Le problème - François BégaudeauLe problème, de François Begaudeau, avec Emmanuelle Devos

Elle rompt. Annie, la quarantaine, vient chercher ses affaires. Deux adolescents bacheliers, son fils et sa fille, l’interrogent, la jugent ou la soutiennent. Écrivain, ses cinquante ans scotchés à son canapé, Alban conteste et se contient. Homme tassé, cassé, il fait des phrases pour retrouver un semblant de dignité. Mais Annie part, quitte le salon huppé et le confort acquis. Elle affronte ses enfants et son mari, choisit le plaisir, la légèreté, une nouvelle vie l’attend ailleurs. Et les ados bûchent entre deux engueulades sur un autre problème posé par le prof de philo : la conscience est-elle compatible avec le bonheur ?

Critique de cinéma, chroniqueur pour la télévision, romancier, biographe de Mick Jagger et spécialiste de football, acteur et auteur de la palme d’or cannoise Entre les murs, François Bégaudeau livre une première pièce antithéâtrale, objet d’orfèvre radical où le réel plus vrai que nature taille dans le vif des conventions et de la bienséance. Un quatuor où, au bout du compte, la famille semble devenir une agora possible, un drôle de lieu de parole juste et libre.

Aymen SaïdiL’assaut, de Julien Leclercq, avec Aymen Saïdi, Marie Guillard et Vincent Elbaz

Samedi 24 décembre 1994. Quatre terroristes du GIA prennent en otage à Alger l’Airbus A-300 d’Air France reliant la capitale algérienne à Paris et les 227 personnes présentes à bord. Personne ne connaît leurs intentions : ils sont armés et apparaissent extrêmement déterminés.
Les terroristes revendiquent la libération de leurs camarades d’armes et exigent le décollage immédiat de l’avion. Mais ce n’est finalement qu’après de longues négociations diplomatiques tendues entres les gouvernements français et algériens et l’exécution de 3 passagers que l’avion quitte l’aéroport d’Alger. Nous sommes le lundi 26 décembre, il est 3h33 du matin, quand l’Airbus d’Air France atterrit à Marseille-Marignane.
Trois personnages, Thierry, un soldat du GIGN, Carole Jeanton, une technocrate ambitieuse et Yahia Abdallah, un Djihadiste déterminé sont au cœur de l’événement. Leurs logiques vont s’affronter jusqu’au dénouement final.
Devant 21 millions de téléspectateurs, l’assaut du GIGN va mettre un terme à cette prise d’otage sans précédent dans l’histoire du terrorisme… mais annonciatrice des terribles évènements du 11 septembre 2001.

http://www.youtube.com/watch?v=YJX55mGMj44&feature=player_detailpage

Police mon amour, de Bénédicte DesforgesPolice, mon amour, de Bénédicte Desforges

La police, ils l’ont rêvée depuis l’âge des revolvers à amorces qui sentent l’allumette. Ils le trouvaient impressionnant, le flic qui les faisait traverser devant l’école, avec son arme au ceinturon et sa casquette. Il avait l’air tellement grand, serein et invincible ! »

Des chroniques dévoilant le quotidien des flics en uniforme : l’arrestation cocasse d’un élève de Saint-Cyr pour « port d’arme blanche » ou celle, tragique, d’une toxicomane à bout de course ; des supérieurs hautains, et d’autres bien plus humains ; de terribles accidents qui nous guettent au coin d’une rue… Toujours émouvants ou justes, ces récits brossent le tableau sans complaisance du monde de la rue, de la fracture sociale, de la solitude des villes. Un portrait de ces hommes et de ces femmes que l’on aime seulement dans les séries américaines.

Avec Police mon amour, Bénédicte Desforges nous offre un recueil d’une cinquantaine de chroniques, des histoires courtes, des histoires de la rue, observée d’un point de privilégié, celui du flic. Elle raconte mais dénonce également : le manque de moyens, les dérives de la politique du chiffres et de la politique sécuritaire.
Au final, c’est une femme passionnée par son travail qui décrit avec justesse, précision et émotion le quotidien d’un « flic de base » » et, pour couronner le tout, possède un véritable talent d’écrivain.

Bénédicte Desforges est un ancien gardien de la paix dans une unité anticriminalité des Hauts-de-Seine. Après avoir réussi le concours d’officier de police, elle officie comme lieutenant de police en disponibilité.
Elle s’est fait connaître avec Flic, chroniques de la police ordinaire, qui a connu un immense succès et dont l’adaptation en bandes-dessinées est parue aux Éditions Casterman. Son deuxième ouvrage, Police mon amour, est paru en 2010 chez Anne Carrière, en mars 2011 en poche chez J’ai lu.

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