Billie Joe Armstrong, leader de Green Day, déplore (encore une fois) le comportement de Donald Trump

Publié le 3 janvier 2018 à 11:29
Matthias Haghcheno Par Matthias Haghcheno
Rédacteur

Billie Joe Armstrong, toujours en croisade contre Donald Trump

Qui pour lui donner tort ?

Le président américain Donald Trump n’aura pas attendu très longtemps pour jeter un voile bien anxiogène sur 2018 : mercredi 3 janvier, c’est sur Twitter (sa plate-forme préférée) qu’il a choisi de proférer de nouvelles menaces envers la Corée du Nord, son peuple et son leader Kim Jong-un, lui-même particulièrement menaçant depuis plusieurs mois, tandis que ses essais balistiques se multiplient, générant une tension internationale palpable.

« Le leader de la Corée du Nord Kim Jong Un vient de déclarer que le ‘Bouton nucléaire est sur son bureau à n’importe quel moment.’ Est-ce qu’une personne de son régime appauvri et crève-la-faim peut lui rappeler que j’ai moi aussi le Bouton Nucléaire, mais que le mien est bien plus gros et plus puissant que le sien, et qu’il marche ! »

Si la sagesse de la nouvelle année aurait pu invoquer une certaine forme d’apaisement, elle peut gentiment retourner au vestiaire pour attendre son tour : en rappelant, avec la finesse qui le caractérise, que son bouton nucléaire est « plus gros et plus puissant« , Trump jette une nouvelle lampée d’huile sur le feu entre les États-Unis et la Corée du Nord. Une situation que déplore Billie Joe Armstrong, éminent leader du trio punk Green Day, qui a choisi de s’exprimer sur son compte Instagram :

« Il n’y a rien de drôle. Il s’agit de notre président qui agit comme un fou assoiffé de pouvoir et qui MENACE de tuer d’innocentes personnes affamées via une guerre nucléaire. Le 25ème amendement doit être renforcé. Cet homme est malade et inadapté à son bureau. Je me fous de savoir si vous êtes libéral ou conservateur… tout ça doit s’arrêter. À partager »

Appellant au fameux impeachment (une procédure législative américaine pouvant permettre la destitution d’un haut fonctionnaire, dont le Président de la République), le punk de la East Bay, largement politisé depuis la sortie de l’album American Idiot en 2004, rappelle avec bon sens la gravité de la situation, et en vient à penser que Donald Trump n’est tout simplement pas apte à sa fonction.

La musique valant tous les mots du monde…