Banksy invite Nine Inch Nails et Massive Attack dans son hôtel-performance

Publié le 8 mars 2017 à 13:50
Angèle Chatelier Par Angèle Chatelier
Journaliste

Banksy, l’anonyme street-artiste revient après son faux parc d’attraction Dismaland avec le Walled Off Astoria Hotel. Un lieu-performance conçu au coeur de Bethléem, entre Israel et la Cisjordanie. Nine Inch Nails et Massive Attack ont prévu d’aller y faire un tour.

Site officiel de Bansky

Le street-artiste Banksy frappe encore fort et revient avec une nouvelle performance : le Walled Off Astoria Hotel, conçu à Bethléem – là où se tient un « mur de sécurité » dressé par les autorités israéliennes pour se couper de la Cisjordanie, rappelle Le Monde. Un hôtel politique, donc, ouvert le 11 mars 2017 offrant « la pire vue du monde » selon ses concepteurs, et proposant des concerts et manifestations. Le Walled off Astoria – expression se traduisant par « coupé par le mur » – accueillera le groupe Nine Inch Nails et Massive Attack qui ont annoncé y faire une série de concerts au piano-bar sans pour autant préciser de dates. Un “récital”  est prévu tous les soirs dans l’hôtel, les concerts seront, eux, diffusés sur un écran relié à un “piano automate” selon le site du Walled Off Hotel. Le chanteur Elton John est le premier à y avoir joué, lors de son inauguration :

« Attendez-vous à ce que l’on vous demande la raison de votre séjour et si vous avez l’intention de vous rendre en Cisjordanie. Si vous répondez oui, vous serez peut-être retenu quelque temps, c’est pourquoi de nombreux visiteurs préfèrent ne pas spécifier cet aspect de leur séjour. » a noté le street-artiste, mettant immédiatement dans l’ambiance. Comptez une trentaine d’euros pour une nuit.

Banksy a déjà fait parler de lui en 2016 avec Dismaland. Un faux parc d’attraction glauque, sombre et politique, « la nouvelle attraction touristique la plus décevante de Grande-Bretagne ». Par ailleurs, de nombreuses personnes pensent que Robert « 3D » Del Naja, membre historique de Massive Attack, est lui-même Banksy, dont nous n’avons jamais connu la réelle identité. La preuve qu’apporte un auteur écossais, Craig Williams : une œuvre de Banky est apparu douze fois dans les mêmes villes où jouaient les interprètes de Tear Drop. Ce n’est aussi pas la première fois que Banksy soutient la cause palestienne. En 2015, il peignait des ruines des bâtiments de Gaza bombardés par l’armée israélienne.