Avec American Epic, Jack White remonte aux origines de l’enregistrement musical

Publié le 19 avril 2017 à 10:38
Matthias Haghcheno Par Matthias Haghcheno
Rédacteur

Une série qui sera diffusée sur le network américain PBS, mettant en scène des légendes de la musique anglo-saxonne.

Produite par l’ex-chanteur de The White Stripes, son producteur T. Bone Burnett et l’acteur Robert Redford, réalisée par Bernard MacMahone, la série documentaire en trois parties American Epic démarrera enfin sa diffusion dès le 16 mai 2017 sur la chaîne américaine PBS, après un passage remarqué au festival Sundance. Elle sera accompagnée d’un film entièrement consacré au « résultat » musical des recherches mises en scène dans la série, The American Epic Sessions, diffusé, lui, le 6 juin sur le même network.

Un projet historique

Comme le rapporte le site américain de Rolling Stone, American Epic compte bien dresser le portrait d’un des pans les plus importants de la musique américaine, et par extension de la musique occidentale telle que nous la concevons aujourd’hui. En effet, le projet visait à faire fonctionner à nouveau le premier appareil d’enregistrement mobile au monde, une machine utilisée dès les années 20 alors que les labels commençaient à craindre la dominance grandissante des radios en tant que moyen d’écoute et de diffusion de la musique. Alors qu’aucune de ses machines n’était encore en fonction avant le tournage, la série retrace le parcours de l’ingénieur Nicholas Bergh, qui en rassembla une à partir des matériaux d’origines, avec toutes les complications techniques que cela implique. Machine qui servit à enregistrer toute la musique que vous entendrez dans le documentaire et plus particulièrement dans le film, auquel une brochette impressionnante d’artistes a participé.

Avec American Epic, on constate l’importance du fait que quand les premiers enregistrements phonographiques sont arrivés pour la première fois, les femmes, les minorités, les pauvres issus des milieux ruraux et même les enfants ont eu la possibilité de dire ce qu’ils voulaient en chanson, et le monde entier pouvait les entendre, étonnamment sans aucune censure. Ce qu’ils disaient dans ces enregistrements, ils ne pouvaient le dire en public, ni même personnellement. C’est incroyable de se dire ça. – Jack White

Des légendes au rendez-vous

Si Jack White est évidemment aux commandes des sessions, les autres invités ne sont pas en reste : Beck, Elton John et Alabama Shakes côtoient des légendes vivantes du blues telles que Willie Nelson, Taj Mahal ou encore les Avett Brothers, parmi tant d’autres. Résultat : pas moins de 100 chansons exclusivement enregistrées via le fameux appareil remis en marche par Bergh, que l’on retrouvera dans The American Epic Sessions, mais aussi au format vinyle dans une édition exceptionnelle, éditée par Third Man Records (le label de White), Columbia et Legacy Recordings. La track list mélangera ces nouveaux enregistrements avec des archives des années 20 et 30.

Un livre dévoilant les coulisses du projet en photos et témoignages est également prévu, supervisé par MacMahone et la productrice Allison McGourty. Il sera disponible dès le 2 mai chez Touchstone.