Au Cabaret Vert, on mélange (bonne) musique et écologie pour mieux militer

Publié le 30 août 2017 à 17:20
Angèle Chatelier Par Angèle Chatelier
Journaliste

La treizième édition du festival rock et écolo, le Cabaret Vert, s’est tenue sous le soleil Ardennais du 24 au 27 août 2017. Notre reporter Bérénice Lebouc-Decq y était.

Mélanger musique et écologie pour mieux militer. Depuis treize ans, le festival Cabaret Vert, à Charleville-Mézière, met un point d’honneur à éveiller les consciences sur les enjeux écologiques… en musique. Du 24 au 27 août 2017, Franz Ferdinand, Korn ou encore Last Train ont brillé sous le soleil ardennais. Car le Cabaret Vert, c’est aussi ça : mettre en valeur les Ardennes, ses restaurateurs, ses brasseurs et ses producteurs locaux. “La restauration, le tri, les transports, l’énergie… ici, on y va à fond”, soulignait d’emblée le communiqué. Si la vue de milliers de gobelets en plastique errants sur le sol encore chaud du festival peut surprendre au premier abord pour un festival écolo, on apprend ensuite que ces gobelets sont recyclés. Toilettes sèches,  tri des déchets, stand de produits éco responsables – allant même jusqu’à vendre des sextoys écolo ! -, le Cabaret Vert veut bien faire.

Mais au festival, il faut savoir gérer son temps, tant les activités et spectacles sont nombreux. Cinéma, art de rue, espace BD… toute la culture est représentée. Quitte à ce que les festivaliers n’aient pas le temps de tout voir, ou tout faire. Le Cabaret Vert se veut être un festival pluridisciplinaire – surtout autour de l’IDéal, le village associatif.

  • Last Train et Franz Ferdinand grandement attendus

Last Train – décidément – ne s’arrêtent plus. Depuis que leur album Weathering fait un carton, les alsaciens tournent partout. Et tout le temps. Le groupe a foulé la scène “Illuminations” du Cabaret Vert aux alentours de 16h30 le samedi, devant un public plus qu’investi. Et ils étaient attendus : plusieurs fans s’écharpaient déjà dès 14h pour avoir la meilleure place – bien que le public grouillait aussi de mélomanes avides de découvertes.

Franz Ferdinand étaient tout aussi désirés. Pas le temps de chômer pour le groupe, tout droit revenu la veille du domaine national de Saint-Cloud pour le festival Rock En Seine. Samedi, les biens connus rockeurs britanniques ont foulé la scène “Zanzibar” du Cabaret Vert, offrant aux milliers de spectateurs une prestation époustouflante. Pas étonnant. “L’espace devant la scène était noir de monde, c’était dingue !”, souligne une festivalière, enflammée. Mieux : Alex Kapranos, leader du groupe qui intervient entre chaque chansons mais en français s’il vous plaît ! 

Reste que le Cabaret Vert a réussi une nouvelle fois à allier têtes d’affiches et groupes locaux. Sans déception… aucune. Merci, et à l’année prochaine.

Propos recueillis par Bérénice Lebouc-Decq