Nick Mulvey

Nick Mulvey

Nick Mulvey est un musicien anglais, chanteur et songwriter formé à La Havane. Il a joué au sein du Portico Quartet, nominé pour un Mercury Prize en 2008, jusqu’en 2011, avant de se lancer en solo.

Au sein de Portico Quartet, l’écriture de cet auteur de 28 ans était déjà citée comme une influence par le groupe Alt-J : ces lauréats d’un Mercury Prize avaient évoqué Knee-deep in the North Sea, le premier album du groupe sorti en 2007, en une référence dans leur titre jazz Dissolve Me. Pendant cinq ans, Nick Mulvey a également dompté le bruit chaud et métallique de son hang, un instrument de percussion suisse datant du début des années 2000, une espèce d’alien d’acier tout droit sorti de La Guerre des mondes… qui a valu à Portico Quartet la nomination aux Mercury la plus accessible pour un album de jazz ces dernières années. Leur premier album, Knee-deep in the North Sea, était nominé aux côtés d’Elbow, Radiohead et Adele en 2008, et a entraîné une tournée majeure pendant des années pour le groupe.

Mulvey a décidé de quitter Portico Quartet en plein milieu de cette longue tournée, mais ils restent amis, Duncan Bellamy, batteur du groupe, s’étant même occupé de l’artwork de l’EP Fever to the Form de Mulvey, transformant la partition d’une guitare en un chemin de blocs sombres.

Pendant les six premiers mois de sa « carrière » en solo, il a délibérément évité les gens de la musique. « Tout ce que je voulais, c’était jouer de mon instrument chaque jour, seul, et étudier mes idoles. » Il a également pas mal tourné, assurant les premières parties de Laura Mvula, Rodrigo y Gabriella, et Lianne La Havas.

On peut reconnaître la beauté épurée de la musique de Nick Drake (« Pour moi c’est le patron, un truc réductionniste, une musique qui va à l’essentiel« ), un sens réel de l’aventure proche de Steve Reich, et la complexité du jeu de guitare, cette façon de pincer les cordes, de John Martyn. Mulvey a écouté des titres en boucle, comme le Jealous Guy de John Lennon ou le When the Doves Cry de Prince, en les disséquant pour comprendre leur complexité.

« Ma façon de jouer s’intéresse aux lignes, pas aux accord grattés. Il s’agit d’obtenir du mouvement, du rythme et du groove. Pas besoin d’être compliqué, il faut que ça prenne vie. »

Ensuite c’est du temps passé en studio avec les producteurs Dan Carey (Bat For Lashes) et Charlie Andrew (Alt-J) et un premier EP porté par le single Fever to the Form, clairement le titre le plus simple mais le plus important pour Mulvey, puisqu’il est le premier achevé après son départ de Portico Quartet. « C’était vraiment un tournant. Le début fait « So whether music or madness/I live by one of the two ». C’est comme ça que je ressentais le choix entre le groupe et ma propre musique. »

On pourrait penser que Nick Mulvey repart à zéro, mais il assure que tout est connecté. « Même s’il y a une différence en surface avec ce que je faisais avec Portico Quartet, c’est pareil pour moi. Je fais les mêmes choses sur ma guitare que sur mon hang. Tout ça, ce n’est que de la répétition, de la musique hypnotique, du groove. Sur cet album, ce groove se fond avec les chansons. »

Il sort son premier album solo, First Mind, en 2014, porté par le single Cucurucu.

 

Discographie

Actualités

Nick Mulvey sur Twitter

Vidéos